Mais dans le désordre de mes dernières constatations :
Etre une femme (et une femme de qualité idéalement) ne tient pas au fait de porter des talons et des corsets
Pour se faire un nom sans utiliser son cerveau, l'achat de fringues est primordial... Et j'ai été maintes fois halluciné de voir des gens que j'apprécie "ramper" devant des atours aussi communs qu'usés. Je ne vais pas cracher sur les belles femmes, je suis moi-même la première à m'être faite avoir par l'ex, que j'aimais beaucoup plus pour son cul que pour son cerveau. Et c'est justement en rejetant le "corps" que j'ai appris à bien m'entourer (et au vu des retours des dernières soirées que j'ai eu la joie d'organiser, je me débrouille plutôt bien sur ce terrain).
Mais dans le milieu fetish/bdsm, il semble, de prime abord, plus simple de se faire un réputation à coups de soutif à paillettes qu'à coups de martinet.
Maintenant, la poudre aux yeux ne durent pas, ce qui me rassure ! Et c'est ce qui a fait ma longévité personnelle. Bien sur, mon ex soumise était une belle carte de visite visuelle, mais c'est parce que notre couple et nos jeux étaient "bons" et notre complicité indéniable, que nous avons fait notre trou dans le milieu. Notre séparation nous a remis à zéro les compteurs. Il fallait gagner à nouveau sa place, mais cette fois-ci, à titre personnel. Tout le monde connait la suite de l'histoire !
Quelque fois, j'aimerai ne pas voir des gens qui pour moi sont de valeur s'entourer de dindes aussi jolies qu'inutiles. Et, auprès du microcosme de gens possédant des neurones, ca vient souvent à desservir ! Se noyer dans le vide de l'autre, c'est s'égratigner un peu la personnalité. Enfin j'dis ca, j'dis rien.
La guerre des poils je l'emmerde !
Pour faire une réponse officielle à Caly, qui me charrie continuellement sur ce point, oui j'assume pleinement d'exécrer l'épilation intégrale et je trouve anormal que ce soit une composante obligatoire pour être baisable.
Le poil est d'une part naturel mais surtout tout le monde n'est pas égale sur la question. La plupart des gens subissent leur pilosité comme un drame alors qu'ils pourraient très bien être heureux sans se prendre la tête ! Mêmes les hommes désormais complexent, ce qui, à mon sens, est alarmant. On s'éloigne de plus en plus du concept "Aimer l'autre tel qu'il est" pour modeler des clones. Je veux bien qu'on s'accroche aux gouts et aux couleurs hein, mais passer à coté de quelqu'un qui nous correspond pour un problème d'esthétisme, c'est comme refuser de vivre dans un palace parce que le papier-peint des toilettes est jaune poussin... Et puis le compromis ca s'organise.
Alors oui, maintenant, s'épiler les pattes, les aisselles et le maillot, c'est entré dans la normalité obligatoire et moi-même je m'y plie, mais pas tellement pour moi-même. Au final, mes poils et moi, on s'entend plutôt bien. Même si j'avoue que dernièrement, je trouve un plaisir masochiste indéniable à utiliser mon épilateur électrique :) On ne se refait pas !
Maintenant, ma guerre à moi, c'est le maillot intégral. Si je désirais me taper une petite fille de 8 ans imberbe, je ferai les sorties d'école. Non, un sexe dépoilé n'est ni plus propre, ni plus beau, il est juste moins adulte à mon sens. Et tant pis pour le business des esthéticiennes !
La banalisation de la nudité.
C'est malheureux à dire mais je me réjouis lorsque je rencontre des gens habillés, ou que je vois des photos abordant autre chose que la nudité. Avant de fréquenter des univers libertins, je tenais déjà ce discours et je tentais d'expliquer à mes compagnes une idée qui leur passaient au dessus. "Si je te vois continuellement à poil, je me lasse de ton corps nu et je n'ai plus de désir" ! Si tu manges tous les jours ton plat préféré, tu finis par t'en lasser et avoir de manger autre chose.
Je suis bombardée à longueur de journée de photos de seins, de chattes, de bites et de cul. Lorsque je sors en soirée je croise et discute avec des gens à moitié (ou totalement) nu. J'avoue, ca devient limite répulsif désormais. D'autant que ceux qui s'imaginent être des artistes parce qu'ils font des gros plan sur des culs vont être déçus... Ca marche un temps, un temps plutôt court d'ailleurs.
Alors oui, sublimer, avoir le privilège de découvrir, avoir le plaisir de déshabiller, c'est pour moi le gout de l'unique... Et à tous ceux et à toutes celles qui râlent parce que personne ne les écoute, j'ai envie de dire "Enfile une culotte" :D
"Tu sais, en vrai, je ne vais pas très bien"
Non ? Sans déconner ? Oh bah alors là, tu me surprends... Ou pas ! Bon déjà, le fait que je sois tournée vers les autres avec un bon instinct fait que je situe assez rapidement les gens, même derrière les masques. mais surtout, j'ai constaté avec bonheur que les gens me faisaient assez rapidement confiance. Mais il y a deux camps ! Deux camps d'ailleurs qui correspondent très bien à la vie que je mène, le superficiel vs les liens sincères.
Alors, systématiquement en soirée, après 12 verres, une personne de mon entourage, plus ou moins proche, m'attrape pour m'embarquer dans un petit coin sombre, et me raconte combien sa vie est une galère sans nom. Et, comme, même bourrée, je suis touchée par la confiance que l'on met à l'intérieur de moi, j'essaye de donner des conseils qui, demain, auront été oublié, cause seuil d'alcool toléré par le cerveau dépassé. Mais il est évident que personne ne va bien, et derrière les volets fermés, on ignore ce que vivent ceux que l'on fréquente. Tout comme personne ne sait ce que je suis et ce que je ressens une fois ma porte fermée. Sauf que tout le monde a besoin, à un moment, de parler, de se confier, pas forcément en attendant de l'aide, mais juste, pour décharger le poids d'une souffrance.
Mais plus sérieusement, je suis la confidente de confiance de plusieurs personnes et je tiens beaucoup à cette confiance, que je ne trahirais pas. Si je peux aider, apporter, soutenir, même à petite échelle, c'est plus important que trainer mon cul dans des soirées. Je me résigne à l'idée que je ne peux pas être là pour tout le monde mais je fais mon possible.
Ayant côtoyé tant d'égoistes et d'égocentriques (et encore aujourd'hui), je sais que ce n'est ni ce que je suis, ni ce que je veux être... Je veux le bonheur des autres, inexorablement.
"Si tu as besoin, je suis là"
Ah les promesses d'alcooliques, j'en suis revenue. Comme les déclarations d'amour illusoires. Il est impossible d'être là pour moi parce que la quasi totalité de mon entourage ne connait que Red. Et Red va bien.
Même les gens avec j'ai passé beaucoup de temps en privé ne me laissent pas la latitude de parler de moi, et j'assume d'avoir engendré ce phénomène. Et la plupart des gens que je fréquente ont le même problème. A se planquer derrière une image sociale, il ne faut pas espérer que qui que ce soit tente de creuser plus loin, ou pire, ait envie de vous écouter. Etre ce que l'on attend de nous, être ce que le public attend, c'est signer pour des lendemain qui craignent. Et c'est seul, roulé en boule sur votre canapé, que vous apprendrez.
Refuser d'être un lemming, peu importe le prix...

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