"Se convaincre"
Convaincue qu'elle est/était la femme de ta vie (rien que mon double choix permet de situer mon propos).
Convaincue que c'est la bonne direction.
Convaincue que tout va bien.
Et je mets un E mais les mecs sauront s'y retrouver je le sais.
L'esprit plus fort que l'erreur, dans quelle mesure ? A quel moment se fait-on rattraper ? Parce que, ne nous mentons pas, la claque dans la gueule finit toujours pas arriver, souvent quand on ne la désirait pas (sinon c'est moins drôle quand même ).
Mais quelque soit l'énergie que tu mets dans l'idéalisation d'une existence, si elle ne te correspond pas, tout finit toujours pas t'exploser au nez. Un jour, tu te réveilles, et tout a changé ! Ou simplement, tu rentres chez toi et, justement, tu ne t'y sens plus "chez toi"... Mais, quoiqu'il arrive, si les chemins de traverse t'appellent, tu seras obligée de les rejoindre... Même si rien n'est rassurant, même si tout fait peur, même si tu es seule... Même si.... Quand même... Et si dans cette galère il y a, ne serait-ce qu'une personne, qui te suive, c'est déjà une chance incroyable... Mais c'est beaucoup demandé, beaucoup se demander, beaucoup demander aux autres... Espérer, c'est toujours se faire mal, un peu... Surtout lorsque la déception survient.
Il faut apprendre à vivre seule, se survivre, s'aimer... Et le reste n'est que bonus... Voir le bonheur comme un "plus" et non comme une obligation... Ah oui, je mets toujours de très jolis mots sur des objectifs, des concepts, que je suis incapable de mener à terme. Le bonheur, c'est pour moi une sorte de vortex de 2h au milieu de questions idiotes qui ne mènent à rien sinon à des coups de déprime ! Je suis l'éternelle insatisfaite, qui se demande toujours ce que sera demain quand aujourd'hui n'est pas achevé, qui remet en question les promesses pour du probable, et surtout de l'improbable. Ce que tu me dis aujourd'hui aura t-il encore une valeur demain ? Moi qui prône la théorie du "Demain n'existe pas tant que je n'ai pas rejoint Morphée", je me fais rattraper par une peur bien humaine, le gout de l'éternité qu'il serait impossible d'assouvir... L'utopie qui tire vers le fond, n'étant pas suffisamment réelle pour tirer vers le haut. A trop attendre, on se casse la gueule, forcément...
Lorsque j'étais lycéenne, j'étais très proche de ma prof de philo. Elle m'avait dit un jour, entre deux portes, sans contexte (je crains d'avoir été à l'époque très transparente :D ), "Ceux qui se suicident sont ceux qui attendent trop du monde qui les entoure"... Touchée en plein coeur ce jour là, j'ai toujours gardé en tête cette réflexion, pour relativiser mes attentes, même si je ne saurai jamais vraiment me restreindre. Je ne me suis jamais foutue en l'air, mine de rien ! Et pourtant, ca m'a traversé l'esprit un paquet de fois ! L'instinct de survie, c'est vraiment formidable comme phénomène ;)
J'ai vécu ma plus grande déception l'an dernier et elle ne me concernait pas. J'ai un peu mieux compris ce que me disait mes maîtres en musique et en écriture lorsqu'ils s'insurgeaient et me jetaient dans la tronche que je me passais à coté tandis qu'ils me voyaient accomplir de grandes choses. Le temps m'apportera peut-être la maturité pour les satisfaire, bien des années après. Je l'espère. (Faut que je me dépêche, certains se font vieux :D ) Et comme eux, j'ai reconnu en quelqu'un le talent, le potentiel de faire de grandes choses. Et comme eux, parce que l'éducation qu'il m'ont inculquée est restée gravée en moi, j'ai tapé au lieu de pousser, j'ai gueulé au lieu de comprendre. J'ai braqué quelqu'un qu'il aurait fallu aider. Et je reconnais mon erreur. Mais, tout finit par se relativiser. Si ce n'était pas à cet instant T, ce sera peut-être plus tard. Une fois encore, de l'espoir probablement déçu. J'ai probablement moi-même déçu plein de gens !
J'ai vu, comme une lumière au milieu de l'obscurité, un lien avec l'insondable. L'artistique, pour moi, ne proviendra jamais que de quelque chose de "plus haut", sur lequel personne n'a de contrôle. Mes amis les plus talentueux sont aussi les plus torturés. Tu ne peux être touché par le talent sans devoir en payer le prix (Apprendre une technique ne sera JAMAIS suffisant). Prix que je trouve sacrément élevé, soit dit en passant. Le mal qui ronge, l'insatisfaction d'être là, la douleur de la médiocrité, tout ça finit par produire... Quoique tu produises, même si le crétin aveugle (qui fera trois gosses dans une baraque payée à crédit dans la Creuse) ne comprendra rien, peut changer le monde, un bout du monde... Peut changer un minuscule bout de monde... De toute façon, il faudra que ça sorte, de gré ou de force, alors autant se faire plaisir !
L'artiste maudit n'est pas tout à fait un mythe... Il faut juste comprendre que ce ne sont pas les gens qui sont la cause de l'enfer, c'est uniquement soi.... Soi et sa vision du monde. Inadapté tu es, décalé tu es, toujours tu resteras. Etre son propre poison. Force ou faiblesse ? C'est la quantité de médocs ou de drogues que tu avales qui doit te situer sur l'échelle de la folie... Surement... Je ne sais pas... (Elles sont où mes pilules ? :D ) ! Toute une vie passée à essayer de s'adapter, c'est autant de temps perdu à faire autre chose, que, certes, personne ne pourra appréhender, mais qui, probablement, aura plus de valeur ! Etre reconnu post mortem, c'est pas si mal non ? Le bon plan, c'est de diffuser et mourir juste après ! Et tout blinder légalement coté testament :D (oui je suis parfois pragmatique ! héhé) (Dorianne, on se produit, on se pend et on lègue tout à Gx pour qu'ils envahissent les oreilles du monde entier :D )
Pour revenir à mon premier propos, j'ai vu un potentiel incroyable en quelqu'un que j'aimais passionnément... Possible que je fusse aveuglée par les sentiments mais je n'y crois pas trop. Lorsqu'il s'agit "d'exception" je fais la différence. Je l'ai senti, j'ai même vu des "exemples" de ce potentiel et c'est sans nul doute ce qui m'a attiré. Et puis, "rien"... Bon, remettons les choses à leur place, j'ai fait du grand "rien" aussi à cette époque. Nous étions trop occupées à gérer une situation hasardeuse pour nous réaliser. Mais de nous deux, c'est elle qui avait le plus d'énergie et de volonté et elle mettait tout ça dans du vent. J'avoue, je n'ai pas su lui dire ce que je voyais et ressentais ! J'ai enduré ses explorations et assez mal vécu ses échecs. Et j'ai fermé ma gueule ! Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même ! Si je me suis réalisée après elle, possible qu'elle se soit réalisée après moi également ! Je lui souhaite d'avoir vécu les mêmes bonheurs que moi... La reconnaissance, les expos, les partenariats, les amitiés et tout le reste... Qu'elle ne s'en soit pas tenu au strict minimum... Elle mérite mieux ! Je rêvais de grande chose pour moi. Je rêvais de grande chose pour elle, quitte à l'aider. Les grandes choses, je les touche du doigt. Pour le reste, ce n'est plus de ma responsabilité... Quoiqu'en dise ce lien qui me rattache au passé.
Un bien grand monologue, à l'heure où je fais une croix sur pas mal de choses ! Une fois dans ma vie, j'ai cru à l'éternité (pas avec la femme que je mentionne plus haut). L'éternité ne dure pas très longtemps visiblement, quelques soient les promesses ou les chansons écrites... A peine fini le premier deuil que je m'en tape un second ! On mise tout sur l'amitié comme dernier rempart, sur l'amour sans restrictions charnelles (En pointillé)... Pendant une minute, on se dit "Je ne serai jamais seule, elle sera toujours là, je l'aime, elle m'aime" et puis, pouf, disparue ! Gérard Majax peut se rhabiller, David Copperfield peut se jeter du haut de la tour Eiffel ! Je me souviens d'une phrase jetée en l'air "Si tu tiens six mois je te ferai le cadeau que tu voudras"... Je ne me souviens pas d'avoir désiré son absence mais c'est ce que je récolte après tant d'efforts (un peu amochés par la souffrance - Mais personne ne me reprochera un soir de rechute ! Une unique nuit où il fallait endormir la bestiole ).
Accepter et continuer. Des jours dans le noir et la remise sur les rails. Des demandes de boulot, des demandes de partenariat, des invitations, des sourires, des messages, des appels... Si, lorsque je vais mal, j'imagine que personne ne m'aime, assurément, mes amis m'ont prouvé le contraire. Vous vous reconnaîtrez hein, je ne vous nommerai pas (et puis ça vexerait ceux qui n'ont rien fait :D )...
Après la pluie, le beau temps (bon bah sauf à Paris cet été lol)... Après la pluie, l'arc en ciel (nan je n'ai pas croisé de petit poney)... Soyons sérieux... Après la dégringolade, la remontée à la surface.
Je n'aurai probablement jamais droit au bonheur facile mais je repars au front, histoire d'en attraper un morceau (et le mettre sous verre pour les moments de doutes)... Je suis capable d'aimer, je suis capable d'être aimée.... Merde, je suis humaine ;-) (mais pas trop quand même, faudrait pas flinguer ma réputation lol)
A tous ceux qui trouveront écho dans ma diarrhée verbale, on a de grandes choses à faire ensemble ! Pour les autres, il doit y avoir un téléfilm sur M6.
A demain... Surtout Toi, Toi et Toi (et puis Toi aussi...) :)

magnifique. et si vrai
RépondreSupprimerA.