mercredi 20 juillet 2011

Tout va bien...

On s'accroche un sourire, on se voile les facettes.
On s'ennivre d'écrire ce qui, parfois, inquiète.
Fermer les yeux, très fort, taper du poing, toujours.
Pleurer son confort et parfaire les discours...
Tout va bien... Je t'assure...

On se joue de soi-même, sans oser se mentir.
Quelconque stratagème ? Où va t-il aboutir ?
Regarde, je suis debout... Un pied, puis l'autre ensuite...
Je fais fi du dégout, de cette douleur fortuite...
Tout va bien... Je te jure...

Ne pas paniquer, solutions à tout
On te l'a répété, on encaisse les coups.
On ne meure pas d'aimer, on meure tout juste de vivre.
Toujours remplacer pour que l'être s'ennivre.
Tout va bien... Sois en sûr...

Si près, pourtant si loin, ce qui coure sous la peau,
Sans être anodin, se brise en morceaux...
On se ramasse le coeur comme on range les mots.
Garder la chaleur, assumer son fardeau...
Elle va bien... La blessure...

Et n'avoir foi en rien, coffre-fort de nos âmes.
L'incertain de demain, le doute qui s'enflamme.
Ceci ou celà ? Ici ou ailleurs ?
Fier d'être encore là, l'utopie en demeure.
Tout va bien... A l'usure...

On se sent un peu lâche de ne pas plonger,
La survie qui attache, faire encore perdurer...
Trouver des palliatifs, dénicher une raison.
Besoin impératif de consécration...
Elle tient bien... Notre armure...

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