On se lie pour de faux et puis quand bien même
Tout nous illusionne
Tout nous emprisonne
On se vit dans des murs qu'on a repeint cent fois
On en jouit à l'allure qu'on se donne parfois
Et l'on se pardonne
De n'être que des Hommes
On se berce à des phrases qui ne veulent plus rien dire
On se joue, on déphase puisque ca électrise
D'accord pour l'enfer
L'accord à l'envers
On se court, au secours, les autres après les uns
On en fait des détours, on se brise au matin
On se court, mon amour, l'autre après l'un
On en crève des "toujours" qui ne valent plus rien
On se vend pour la vie, on se quitte pour la vivre
Les rencontres, les acquis, les désirs qui ennivrent
Bouger tant qu'on peut
Tout changer en mieux
On se paye le prix fort, la conscience modifiée
On se dit qu'on a tort, puisqu'à soi, ne penser
Et l'on se raisonne
De prendre quand on donne.
On ne croit qu'en ses choix, on n'accorde qu'à soi
Les autres ne sont là qu'en substitut de croix
D'accord pour la guerre
L'avant sans arrière
J'étais prête à vous dire que j'ignorais de quand datait ce texte mais l'informatique est là pour remplacer les mémoires défaillantes... Alors voilà, j'ai pondu ça en 2009... Putain deux ans et les mots résonnent encore en moi. Oui, je suis capable de me reconnaître dans mes propres écrits. J'ai un coté Madame Irma, je me prédis l'avenir à moi-même (et je vous jure, quand je relis ce que j'écrivais à 16 ans, c'est vraisemblable :D )
Ce post est la suite logique d'une discussion eut ce soir avec un très bon ami, qui, même s'il le nie, écrit très bien, et est capable de transmettre des émotions.
Vous pouvez le lire ici :
http://marquisnawakin.canalblog.com/archives/2011/07/13/21602585.html
L'évidence... Cette putain "d'évidence" qui me ruine l'existence ! Et croyez-moi, des évidences, je n'en ai pas eu des masses... J'en ai eu deux et j'ai trouvé le moyen non seulement de les avoir quasi en même temps, mais en prime de les paumer ! L'une il y a déjà quelques mois, l'autre récemment (la perte, pas les histoires) ! Je ne me suis jamais sentie aussi vide qu'en ce moment, et je rame entre l'envie de me jeter par la fenêtre et l'envie de me pendre ! Le décor est planté !
D'un coté une histoire d'amour que j'ai eu l'impression de vivre en demie-teinte, qui a foiré comme un pétard du 14 juillet balancé par un pré-ado, et de l'autre une amitié fusionnelle qui a trouvé ses limites dans l'ultime partage, contre toute attente. En fait c'est ça, ma vie se résume à du "contre toute attente"... C'est l'autoroute du bonheur et finalement tu finis sur les chemins de campagnes en priant pour ne pas finir dans le fossé. Le tout sous une pluie battante, histoire de ne pas bien savoir où tu vas.
Le problème de l'évidence, c'est qu'elle ne part pas du jour au lendemain, simplement parce que tu décides que c'est terminé, ou même que les évènements ont fait capoté l'affaire ! Nan nan nan, ca reste, c'est là, ça te grignote les tripes, quoique tu fasses, quoique tu vives ! Pire, l'empathie, Le Lien, te balance des émotions que tu n'as pas demandé... C'est comme avoir perdu une jambe et avoir des béquilles disponibles de façon aléatoire. Aujourd'hui ca roule, demain c'est la panne sèche. Hier et demain n'ont aucune continuité, au milieu, c'est n'importe quoi.
Ces derniers temps, j'ai reçu plusieurs messages difficiles à gérer, parce qu'ils disaient la même chose... "Je sens que nous avons quelque chose à vivre, laisse moi une chance". Une chance ? Plutôt une place, et de la place, il n'y en a pas. Entre la culpabilité de faire souffrir les gens et l'instinct de survie qui exige la distance. Je prends pourtant le temps de prévenir qu'il ne faut pas s'attacher à moi. A croire que les femmes sont masochistes et aiment galoper après les casse-couilles ! Ouai bon ok ca aussi c'est une évidence ! Mais je ne suis pas une salope et je ne veux pas en avoir l'impression... Mais à trop éloigner les autres, on finit par éloigner ses amis. Alone in the dark !
Et ce soir, cet ami m'a rappelé que ces fichues évidences ne sont pas vaines, qu'il y a un avenir, un retour. Qu'une absence, une distance, ne met pas un terme à une relation. Vivre séparés un temps ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de retrouvailles... Et qu'au contraire, ça aura lieu, qu'il faut se laisser le temps... Ce n'est pas fini, c'est une pause pour que l'après puisse exister ! S'il n'y a pas de doutes, c'est que les mains pourront encore se toucher...
Je t'ai reconnu. Je t'aime, où que tu sois, je t'attends quoique tu vives. Tu es là, tu es en moi.
Je ne suis pas seule. Tu n'es pas seule. Temporairement, tu es loin.
Mais...
Inexorablement...
On se revient...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire